# 18

pour remettre en forme la netexpress : par ici la souris >>>
Beaujour ou beausoir.
(épongez le temps imparfait du moment de lecture)

Ce courrier électronique n'est que le telex bimensuel de l'association beadoa (Bien Engagés Autour Des Oreilles Associés) et non un SPAM disgracieux et encombrant.

Un jour de retard dans l'envoi de ces nouvelles informations importantes. Disons que Baptiste Jacquet s'est perdu dans l'alcool avec ces mécréants de la compagnie là hors de*. Boire ou faire un mailing à destination des 12 000 gentilles personnes qui subissent nos envois, il a choisi : se blinder le foie au lieu de forcer les messageries électroniques. Pendant ce temps, Anne LS se rongeait les ongles en se demandant : "Mais qu'est-ce qu'il fout ce glandeur ? Elle est où la netexpress ?". Z2, il en avait rien à foutre. Au dernier coup de portable, il se tatait entre rester à Paris pour la soirée panik* ou rentrer à Lyon pour le pot d'agence de rue royale architectes*.

Allez, nous repartons boire. (Pour Anne LS, ce sera un verre de cola, svp).

 faisons glisser nos souris et à dans 15 jours.

beadoa Média Central Services au 28 janvier 2005

 
in extremis *
jusqu'au dimanche 3 avril 2005

Forte tête de l'art contemporain lyonnais, laurent vailler* multiplie les expositions et collaborations comme celle qui le lie à rue royale architectes*.

En résidence au Fort du Bruissin, il présente ici une nouvelle exposition particulièrement riche. Plusieurs installations nous sont proposées et dévoilent, une fois encore, ses multiples angles d'attaques. On se laissera surprendre, au rez de chaussée du fort, par une foule de sièges à surprises, spectateurs d'un paysage sur écran. Dans le bâtiment d'accueil, une machine à laver magique est à décrypter avant de pousser la porte d'une cage aux oiseaux.

Un nouvel élan pour cet artiste prompt à générer des sensations sans limites. Brillant teneur de promesses pour aujourd'hui et demain.

Anne LS

fort du bruissin*
montée des roches
francheville 69340
bus * ligne directe 30 bellecour / francheville-findez
réact-line *04 78 59 02 66

les vendredi, samedi et dimanche de 14h à 18h entrée libre *

 
sudusud *
jusqu'au samedi 12 mars 2005

didier torte*, un nom qui nous interrogeait l'année dernière, quand ce jeune auteur lyonnais nous prenait à partie sur le forum de beadoa concernant notre vision des flashmobs*.

Puis, l'agitateur nous a fait sourire dans ses échanges épiques avec un éminent journaliste lyonnais.

Il nous présente, aujourd'hui, une série d'oeuvres récentes, source pour lui, de chaleur, lumière, barbarie, d'amour, érotisme ou de diablerie. Peut-être tout simplement de vie.

Cette exposition présentera également la revue polymorphe continentale, sensue.com * (par ici la souris) , dont l'artiste est un des fondateurs. La chose se montrera le samedi 12 mars 2005 à 16h dans la galerie pendant la semaine du printemps des poètes*.

Anne LS

la BF15 *
5 place des terreaux
lyon 69001
react-line * 04 78 28 66 63

la bf15

l'exercice a été profitable, monsieur *
du mardi 1er au samedi 5 février 2005

Lecteur dinosaure de libération*, je garde un très vague souvenir des écrits de serge daney*. Certainement parce que le cinéma m'ennuie, que mon manque de curiosité pour cet art devrait m'inquiéter. Cependant, Serge Daney tape régulièrement dans ma tête. Ses écrits remontent dans le listing de ma mémoire : radicaux, dans un autre monde, un autre espace, une singularité d'écriture et d'appréciations. Bref, un style dans son sens le plus complet. Alors, évidemment, on se dit qu'une adaptation par mathieu bauer* et sentimental bourreau* des textes de cet auteur particulier ne peut que nous pousser à poser nos yeux sur ce spectacle balistique dans lequel trois belles dames se tirent des jaunes de tennis en plein dans la raquette. On ne connait pas cette pièce mais elle donne envie. Et puis, judith henry*, aurélia petit* et kate strong* forment un trio assez joli à voir, à manger du coeur.

Baptiste Jacquet

théâtre de la renaissance*
7 rue orsel
oullins 69600
réact-line * 04 72 39 74 91

la renaissance

au dos de l'air *
jusqu'au samedi 26 février 2005

curt asker*est un artiste suédois naviguant entre son pays natal et la France. Son travail se compose de sculptures flottantes qui se devinent plus qu'elles ne se voient.

Il dessine sur le ciel. Ses mobiles aériens sont pendus et ne laissent entrevoir ni leurs tailles réelles, ni leurs compositions et encore moins la magie qui les fait flotter ainsi. Son intervention est d'une légèreté incroyable, dans la suggestion et une logique d'accompagnement du paysage.

Des apparitions géométriques qui ont vocation à mesurer les échelles et les distances imaginaires, dans l'espoir pour l'artiste d'arriver un jour à voir "le dos de l'horizon".

Anne LS

centre d'art plastiques de saint-fons*
12 rue gambetta
Saint-fons 69190

mardi au samedi 14h à 18h

chantier musil *
vendredi 4 et samedi 5 février 2005

françois verret* revisite, dans une pièce de rèveries et de chocs, le personnage de Ulrich, "homme sans qualités" conceptualisé par l'auteur robert musil* dans les années 1930. Qui est Ulrich ? Un générique de l'homme qui se contredit, est en déconnection avec son environnement pour mieux se farcir nos tares et, bonne nouvelle, revendique ses incertitudes. Le résultat sur scène apparaît comme des giffles bien méritées à nos conforts trop joliment définis. Une danse classe et cruellement humaniste.

Baptiste Jacquet

le tobbogan *
14 avenue jean-macé
décines-charpieu 69150
réact-line * 04 72 93 30 00

le toboggan

 

rineke dijkstra *
jusqu'au 20 février 2005

Soyons direct. Cette exposition des travaux de la photographe néerlandaise, rineke dijkstra* est une merveilleuse machine à boulverser. Plus de soixante dix portraits de jeunes adolescents ou adultes figés dans une non mise en scène ultra maîtrisée et qui trouble la vue. Il y a peut-être une forme de répétition dans les poses de ces plagistes, militaires, clubbers ou jeunes mères qui se démultiplie et nous pousserait presque à zapper quelques uns de ces grands formats physiques, en taille réelle. Mais non, il y a des détails qui bloquent le regard, qui trahissent la posture de ces corps jamais posés, toujours exposants de leurs fragilités. Deux vidéos de l'artiste complètent ces séries de clichés dont un buzzclub* exquis : l'extraction crue de nightclubbers hors de leur milieu de séduction et de danse. Un double écran bascule d'une jeune anglaise buvant sa bière à un adolescent tirant sur sa clope, accro à elle pour se rassurer, pour tenter de s'affirmer.

Bah, une exposition importante.

Baptiste Jacquet

le jeu de paume *
1 place de la concorde
paris 75008
react-line * 01 47 03 12 50

jeu de paume

220105 *
quelque part, quelques arts

Le week-end dernier avait lieu la deuxième édition de l'ouverture au public des ateliers d'artistes de l'arrondissement 69001.

Un ensemble hétéroclite et finalement homogène dans la qualité du travail proposé. Cette journée offre l'immense avantage de montrer des travaux aboutis d'une cinquantaine d'artistes, loin des ébauches que nous voyons trop souvent.

Une pièce m'a particulièrement marqué : celle de nicolas manenti*, invité par Gabriel Samson et Mickaël Fournier pour un travail collectif. Pendant quelques instants, nous partageons l'univers carcéral d'un gardien de nuit. L'artiste nous imerge ainsi dans un univers administratif, uniforme, gris, flanqué d'hygiaphones et de bureaux en ferraille. L'enfermement à son apogée est rythmé par le monologue d'un prisonnier de bureau.

Dans un tout autre style, j'ai également apprécié le travail de stéphanie morel* : ton sur ton, une apposition d'un de ses travail sur une toile étirée au sol. Entre dentelle et géographie fluviale, des volumes en finesse pour une délicate manière de nous faire voyager.
Beaucoup d'autres travaux ont attiré l'oeil sensitif : le miroir dépoli d'anthony russo*, la force des photos de gregory cardon* et les films de pascale guinet*.

Enfin, je ne peux conclure sans oublier la performance, géniale et euphorisante, de cyrille bret* chez Arno Piroud.

Merci à tous.
C'était encore une fois particulièrement réussi.

Anne LS

dame pipi *
website presentation

Elle salue discrètement ses copines et copains de la nightlife. Son crâne rasé laisse une petite place pour une spirale de cheveux au dessus de l'oreille. Son look se rapproche plus de la baba-cool tirée à épingles à nourrices qu'à une lolita coussue à la machine. Elle sourit du haut de sa quarantaine finissante. Elle sort ses yeux. Elle sort son appareil photo et clique comme ça, comme ça vient. Dame pipi* est une figure de la nuit parallèle parisienne, celle des scène bastille*, twins* (fermé depuis janvier), soirées guys & dolls* ou otra otra*. La crème des fêtes amusantes. Elle est partout et connait tout le monde. Son secret ? Elle a tenu les toilettes du nightclub, le pulp*. Et, évidemment, avec tout ce qui peut se faire et dire dans ce type de lieu, la dame n'a pas eu de mal à intégrer tous les codes et coutumes de la nuit. Au final, elle ouvre un site internet où défilent photos et commentaires sonores de ses fêtes, de nos fêtes. Tendre, souriant, lunaire et à côté de la plaque. Précieusement ce que l'on aime.

Baptiste Jacquet

dame pipi

 
album de la quinzaine *
m83
Le premier album, m83, des deux jeunots antibois est un classique d'électronica spatiale, au sang fluide mais chargé de globules souffreteux qui coule dans les oreilles à l'identique d'un boards of canada* inspiré. Après un deuxième electrocardiogramme plus rock (Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts) et une prise de scène moyenne mais pas chiante du tout, m83* tempère ses morceaux : ce nouveau coffre à bijoux renferme de la pop et nappes synthétiques tellement manièrées que l'on rentre dans les compositions comme dans un bain de mousse à grosses bulles scintillantes et hallucinogènes.
don't save us from the flames
moon child
i guess i'm floating
fields, shorelines & hunters
m83 *
before the dawn heals us
goom france
sélection musicale rippée sur www.juno.co.uk

Plaquer sur le même sillon l'adorable maurice fulton* et une japonaise très certainement bien frappée, mutsumi kanamori*.

Trouver un titre aussi con que fashion.

Démouler l'ensemble afin d'obtenir le tube underground de l'hiver.

Aussi branché qu'une narinette dans les chiottes de l'aéroport de Berlin.

mu *paris hilton  output
mylo *
destroy rock & roll (tom neville remix)
breastfed

scissor sisters *
filthy gorgeous (paper faces main mix)
polydor

flore *
boogie child
lab-rok france

nathan coles *
bad bug
wiggle

jack addicts *
stalker (nathan fake remix)
dirty blue

phonique & tigerskin *
gaydance
brique rouge traxx france

mathias schaffhauser *
truthology (mathias schaffhauser remix)
ware germany

andy warhol *
l'oeuvre ultime
jusqu'au 8 mai 2005

Une file d'attente sinueuse pour esthètes patients s'étirait devant le musée d'art contemporain* de Lyon, jeudi 27 janvier. Du jamais vu pour un vernissage. Dans les salles, sur trois niveaux, une scénographie impeccable baladait une foule bien trop dérangeante pour une juste appréciation des oeuvres d'andy warhol*, raretés ou pièces communes à notre culture collective et présentées jusqu'en mai. En sortie de visite, une volonté de revenir pour se poser devant ces oxydation paintings magnifiques ou cette salle noire qui centre la vue sur quatre tableaux de diamants fabuleux.
Beadoa MCS suivra, jusqu'à clôture, l'oeuvre ultime du magnificateur de la culture pop dans une série d'articles. Premier saut dans l'expo avec un supervisio* exclusif à l'intèrieur du musée, dans le système factory*.

Baptiste Jacquet

antysystem *
par carla casal

System Factory

Le mur sépare le chantier du décor. Les instruments de peinture et le geste au travail sont réels. Factory se joue.

Le film d'Andy, "Chelsea Girls", mélange des scènes jouées par les Superstars avec des scènes réelles, qui tournent souvent au psychodrame.

Le mur tient le cadre. L'esprit est là, derrière et sans histoires.
Peintre avant d'être cinéaste, Andy signe des dollars à ses amis pour qu'ils puissent les revendre au meilleur prix.

anti-pub* signe un tract samedi 29 à 13h devant le musée, c'est l'envers du décor.

Andy aurait pris le droit de diriger pendant dix minutes un film à grand spectacle.

L'exposition soigne son image.

CVB*

musée d'art contemporain *
cité internationale
81 quai charles de gaule
lyon 69006
réact-line * 04 72 69 17 17

supervisio 03

 

trublyon dans ta face *
jeudi 3 février 2005

C'est une tradition. Celle de fêter la sortie de trublyon* lors d'un apéritif où collaborateurs du book trimestriel et ami(e)s se bourrent la gueule. Cet hiver, nouveau jeu pour coller au thème "énervé" du magazine gratuit : se faire des doigts d'honneur ; se provoquer en duel avec fusils en plastique fluo sur un quai brumeux ; se battre pour ravir la jolie et dernière fraise tagada dans son bocal sur le comptoir du bar ; se politiser à l'extrème pour défendre le retour du soigné capillaire à coups de babyliss ;

débattre avec les mains sur la culture des lentilles transgéniques en Pologne. Bref, faire nerveux gentil et déconnant.

Baptiste Jacquet

modern art café *
65 boulevard de la croix rousse
lyon 69004

trublyon

le klub des loosers *
jeudi 3 février 2005

nuits sonores* est une équipe qui dévoile sa personnalité tout au long de l'année sous forme d'échos sonores*.

Festive, elle peut inviter un dj (undo*) qui aime la fête et envoie du son pour s'amuser et danser.

Erudite, elle peut prendre le risque de convier des groupes rocks dans un lieu arty pour émettre un écho fidèle à des convictions musicales indépendantes et alternatives. Une culture musicale sûre qui fait que l'on peut inviter un groupe comme Volt * (par ici la souris) sans risquer d'être taxée de coller à la tendance électroclash, parce que l'on sait qu'ils jouaient déjà du garage-punk à l'époque des splash four* et que la chanteuse Lili était l'icône punk des no-talents*.

Curieuse, elle va prochainement mettre en scène le courant musical le plus excitant du moment : la nouvelle vague du hip-hop qui va sunamiter un rap français perdu dans son format skyrock* et ses clichés sur la cité, sa haine de la police, la justice ou de l'état. Une vague de fraîcheur qui ne colle plus à une image, mais remet la personnalité au centre de sa musique. Une génération décomplexée avec son fer de lance TTC* qui construit la texture sonore du futur, ou la rumeur* qui fait référence dans sa volonté d'imposer un nouveau son sombre, rageur et militant. Personnellement j'aime psykick lyrikah* pour la beauté poétique de ses textes et son univers cinématographique. echo sonore # 8 a choisi le klub des loosers* et son MC Fuzati* qui chante ses textes comme on lit un ouvrage, en laissant de coté la rime a tout prix au profit du sens, d'une perception (hyper)réaliste de la vie et des rapports humains.

nuits sonores* est une équipe que l'on découvre comme un(e) ami(e), au fil du temps, et de longues nuits à écouter.

Z2

Parfois, il est un temps pour s'opposer idéologiquement, même au sein d'une micro structure comme Beadoa MCS. Ici, au texte ci-dessus signé par mon Z2.

Oui, la curiosité musicale n'a pas de frontières, ne s'enferme pas dans des styles bien délimités. C'est excitant de voir le hip-hop se marier avec la house music, le jazz survitaliser une électronica tordue, le banghra dynamité par le garage ou de danser sur une techno criarde maternée par du rock gras.

Mais sur certaines initiatives comme celles entreprisent par arty farty*, je deviens intolérant, bête et méchant.

Mémoire, nos belles mémoires.

Je ne prétends nullement être un historien juste du déroulé de la musique électronique mais quand même : quel culot pour arty farty de vanter, via un festival soustitré "panorama des musiques électroniques", les valeurs de l'esprit rock avec de l'électro dedans. Il faudrait croire que l'esprit et les motivations de ces blackos de Chicago et Détroit ou de ces club-kids inventifs et niqueurs de la Dame de Fer ont été oubliés en moins de vingt ans. D'accord, la musique recycle des périodes en fonction de l'état général de la société (la French Touch filtre du disco pour les belles années de croissance et d'insouciances - rip 1995 / 2000 - et l'electroclash transpire la frilosité de ces années 00 en prônant le "no future" du mouvement punk).

Mais, à nos horribles oublis et aux handicapés du présent, les musiques électroniques reflètent, dans ses fondements, une nouvelle société : celle de la révolution technologique, du pendant certes désabusé de la jeunesse mais d'un "do it yourself" excitant, de couleurs de peau indéfinies et de la hacking génération. Elles sont une avancée par rapport à la culture rock. Voire, sur de nombreuses pratiques, en opposition. Son discours politique n'est pas de critiquer nos gouvernants, de prétendre à une différence (parfois élitiste) ou de brailler sa bonne morale et sa revendication d'une justice toute relative. Son discours incite au pillage, au détournement, à la complexité et à l'invention de nouvelles formes d'échanges. Rien à entendre avec cette culture rock de rébellion frontale et de pavés dans la gueule.

Alors, il faudrait être "curieux" avec ces groupes ou dj-producteurs nerveux face à l'avenir et qui, en récupérant ses outils sans l'esprit, zappent cette belle révolution musicale pour aller ressucer ce bon vieux rock et ses valeurs, bien plus identifiable, compréhensible et vendable que des bleeps froids ou beats irréguliers. Il faudrait s'identifier à nos parents dans leurs vieilles époques de blancs bourgeois qui utopaient refaire le monde d'un fauteuil cassé dans un concert punk, deux coups. Il faudrait soutenir ces maisons de disques et radios calibrées qui ne savent pas comment vendre autre chose que de la mélodie, du chanté, de la grosse guitare et du violon et qui trouvent, du coup, fort pratique de mettre des stickers "la rencontre des Sex Pistols et de Pink Floyd dans un jeu électronique raffiné" sur leurs boitiers en plastique. Il faudrait voir dans l'entreprise "courageuse" des nuits sonores* non pas une réécriture blanche et éléctro du rock (ce que pourtant ce festival me semble d'abord véhiculer) mais un métissage musical d'avant-garde. Il faudrait croire que la musique ne peut fédèrer que si elle a quelque chose à dire et à réflechir et non à ressentir, à éprouver ou à taper dans le ventre. Désolé mais ma passion impure pour le "panorama des musiques électroniques" ne peut que m'inscrire dans le mépris et l'opposition à ce type de retour en arrière naphtaliné, à cette tromperie qui consiste à faire passer le rock electroïsé pour de l'electro rocky.

Un peu d'âme "électronique" et d'aventures, s'il vous plaît.

Baptiste Jacquet

la marquise *
20 quai victor augagneur
lyon 69003
entrée * 6 euros
react-line * 04 72 61 92 92

recordmakers

divine *
vendredi 11 février 2005

La première migration de cette soirée installée au rex club* (paris) vers Lyon provoquait une grosse agitation sur la piste de danse avec maud* et automat* (bienque ce dernier ait mixé un peu n'importe quoi). En line-up pour cette nouvelle mensuelle emballante, soul center* du label novamute* et heko* de chez exciters* soit de la techno pour perché(e)s psyché et un dégouli d'envies de body music.

Chauds les corps, la sortie définitive de la quinzaine.

Baptiste Jacquet

DV1 *
6 rue violi
lyon 69001
 
"Ce week-end, je monte à Courchevel"

L'art contemporain est partout : À la télé qui n'en revient pas du million de personnes faisant la queue à minuit pour apercevoir une sculpture ou une installation, dans les magazines où le graphisme est confié à des artistes, dans la rue, dans les boutiques fashion qui mêlent fringues et art dans le même rayonnage.

Pourtant, de décembre à avril, les Lyonnais quittent la ville le week-end pour monter à la montagne. Au début, ils ont remarqué que, pour apprendre à skier, il faut attendre le "moniteur" sous un panneau qui défini leur niveau. En fonction de ce niveau, le mono leurs apportera un enseignement adapté. Et, d'année en année, niveau par niveau, le skieur prendra plaisir à pratiquer une discipline qui ne lui est pas naturelle.

Qu'en est-il du public qui se trouve confronté à des propositions artistiques contemporaines ? Est-il capable de capter naturellement, intuitivement, les enjeux formels et esthétiques des oeuvres ? A mon avis, non.

De la même manière que nous ne sommes pas égaux devant l'approche d'une piste noire. Conscients de cette nécessité, les musées mettent en place quelques rares visites guidées avec un modérateur qui a pour mission d'expliquer et de dialoguer avec le tout-venant. Mais très rapidement, on ressent l'embarras de ce modérateur qui ne sait pas à qui il parle et ne peut donc pas faire le tri dans ses connaissances en fonction du niveau de ses "élèves".

Une approche descriptive, ou un développement vers les messages parfois provocateurs ou signes d'un activisme politique ? Apporter au "cours compétition" des passerelles vers les références philosophiques de l'artiste : foucault* pour jan favre* ou kant* pour gilbert & george*. Mission impossible pour un guide pressé par la politique de communication des curators qui, dans leurs courses à l'événementiel, ont perdu de vue les bases de l'enseignement faisant que l'engouement d'un soir, ou d'une sortie dominicale, pourra durer toute la vie.

Pour l'exposition gilbert & george*, ce modérateur n'était même pas là. Perdu dans le méandre d'un planning mal maîtrisé, car accessoire, et justifié à l'accueil par le triste cliché "ah, ces artistes". Alors on reste perplexe devant ces alignements moribonds de photos de deux petits vieux mégalos, auto-proclamés rois d'un univers fait de quelques rues autour de chez eux. Alors qu'il aurait suffit de pas grand chose pour expliquer l'histoire de ces deux grands visionnaires qui, dès la fin des années soixante dans leur définition de "l'art pour tous", exposaient ce que deviendrait le média dominant, la plus populaire des machines à images : la télévision et son aboutissement vers la télé-réalité. Programme qui délaisse la vision magnifiée d'une élite sociale pour un réalisme sans distinction de classe sociale, de race ou de genre. Une exposition incroyablement contemporaine où Gilbert et George sont eux-mêmes les participants de Big Brother, sans idée de mise en scène, dans des postures anodines, mais dans un décor de couleurs franches et appuyées comme à la télé, la beauté de la colorisation en plus. Leurs oeuvres sont autant de vitres sans teint qui saturent l'espace parce que le (télé)spectateur veut tout voir en simultané et sans que rien puisse lui échapper.

Une exquise ironie qui, si elle n'est pas expliquée, conforte le visiteur qu'une exposition n'est qu'une sortie plus intéressante que regarder la télévision. Pourtant, il vient de tomber dans un autre piège de l'industrie de l'entertainment qui se dit que l'art pour tous mis au format du sensationnel est une aubaine pour les affaires et les entrées. Au risque de laisser passer à la trappe les oeuvres les plus expérimentales dont l'appréhension demande un minimum de patience et de formation.

Pendant ce temps-là, les débutants apprennent à skier par paliers, les stations investissent massivement dans des canons à neige pour faire durer le plaisir, et les lyonnais continueront longtemps à monter en station pour se divertir en dépensant sans penser.

Z2

gilbert & george *
20 london e1 pictures
jusqu'au 10 avril 2005
musée d'art moderne * la terrasse Saint-etienne 42000 réact-line *04 77 79 52 52
 
 

oops * * *   nous étions à la limite de les avoir oubliés *
Beadoa MCS
35 rue Capitaine Robert Cluzan
Lyon 69007
react-line * 06 31 25 99 95

go@beadoa.org

carte de voeux beadoa MCS (PDF - 428ko)

carte de voeux beadoa MCS (JPEG - 188ko)

recevoir netexpress directement dans sa mailbox ?

premier sur la netexpress
  transmettre cette Netexpress à un(e) ami(e)

 

 précédente   suivante 
 Haut de page 

 

style 1 style 2 print share --


 Home | Netexpress | Netexdirect | Do the B.party | Instinct Nocturne | Beadorama | Spinaround | Flashmob | B.Connections | Netevision | B.guide 
 Rush | Plan du site | Aide | Contact | Partenariats | Haut de page 

© Copyright WWW.BEADOA.ORG 2001-2008| Site emballé par  Au Bon Design